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Le déversement d’eaux usées à Montréal commencera à minuit

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Le 11 décembre 2015
La Ville de Montréal procédera dès demain au déversement de ses eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent. Les travaux dans l’intercepteur sud-est devraient durer un maximum de sept jours, mais l’administration Coderre espère que l’opération sera réalisée dans un délai plus court.
Pendant cette période, les eaux usées de sept arrondissements et quatre villes liées emprunteront le chemin de l’ancien système d’égout pour se retrouver directement dans le fleuve.
La purge de l’intercepteur à réparer, qui fait 30 kilomètres, durera de 18 à 24 heures. Les travailleurs pourront ensuite entrer à l’intérieur du tuyau, comparable à un tunnel de métro.
Une inspection réalisée en 2010 y a montré d’importants signes de détérioration. La Ville doit notamment retirer des pièces qui risquent de l’abîmer, en plus de réaménager la chute à neige Riverside, dans le cadre des travaux du projet Bonaventure.
Pendant les sept jours que dureront les travaux et 48 h après la fin du déversement, les citoyens ne devront pas toucher à l’eau.
La Ville leur demande aussi d’éviter de jeter des objets dans les toilettes et les égouts comme les cigarettes, des tampons, des serviettes humides, des condoms, etc. Elle les incite également à réduire leur consommation d’eau (en limitant par exemple la lessive) et à utiliser des produits biodégradables.
Au total, des avis seront distribués à 46 000 portes de l’île de Montréal et de la Rive-Sud, de l’île des Sœurs jusqu’à Pointe-aux-Trembles, le secteur le plus près des lieux de déversements. Des panneaux seront également installés aux 24 lieux de déversements.
L’ajout de matière en suspension au fleuve sera de 1mg/l, soit l’équivalent d’une goutte d’eau dans un litre.
La Ville ne croit pas qu’il y aura d’odeur étant donné que l’eau est plutôt froide à cette période de l’année. De plus, les rejets sont réalisés à une distance de 30 à 50 mètres de la rive, sous l’eau.
Une équipe de nettoyage sera présente sur le terrain en tout temps.
Des inspections visuelles, des prélèvements et des analyses seront réalisés avant, pendant et après les travaux.
La Ville va surveiller les déversements de 165 entreprises, dont les rejets se retrouvent dans l’intercepteur sud-est; 45 d’entre elles feront l’objet d’une attention particulière, en raison du volume et du type de contaminant.
Toutes les mesures de mitigation vont coûter de 1,7 à 2 millions de dollars, estime la Ville.
« Cette surverse-là, c’est la surverse qui va avoir le plus de monitoring de l’histoire des surverses », affirme le directeur de la station d’épuration, Richard Fontaine.
Hier, la ministre fédérale de l’Environnement et des Changements climatiques, Catherine McKenna, a donné son feu au déversement à quatre conditions.
Elle a notamment exigé que la Ville revoie son plan d’urgence pour faire face aux imprévus susceptibles de survenir pendant le déversement. Montréal doit aussi mettre en œuvre un processus de « surveillance visuelle » pendant l’intervention afin d’identifier les lieux d’accumulation de matières qui remonteraient à la surface, de façon à nettoyer les zones touchées par le déversement.
Elle doit surveiller la qualité de l’eau, des sédiments et de la flore « avant, pendant et après » l’intervention, puis transmettre les données scientifiques à Environnement et Changement climatique Canada. Une condition valable jusqu’en juin 2016.
Enfin, la Ville doit se livrer à un examen approfondi des évènements qui ont mené à « l’incident ». Les parties touchées par le déversement, notamment les Premières Nations de la région et le gouvernement du Québec, pourront prendre part à cet examen, qui sera dirigé par le ministère.



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