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Conséquences de la nouvelle carte de défavorisation scolaire

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Conséquence de la nouvelle carte de défavorisation scolaire

 

Les familles sous le seuil de faible revenu devront, dès septembre 2019, payer 5$ pour les repas chauds plutôt que 1$ actuellement. Autant dire que la grande majorité de ces famille n’utilisera plus le système de dîner.

À Montréal, 14 écoles perdront la mesure : 2 à Pointe-Saint-Charles, 1 à Saint-Henri,  4 à  Hochelaga-Maisonneuve, 2 à Saint-Michel, les autres à Ahuntsic, Villeray, Rosemont, Verdun et LaSalle.

Ceci est la conséquence de la nouvelle carte de défavorisation scolaire, produite par le Comité de Gestion de la Taxe scolaire de l’île de Montréal (CGTSIM).
L’analyse d’un indice est forcément complexe et mériterait des nuances, mais on peut dire que les écoles situées dans des milieux qui deviennent moins défavorisés (comparativement à d’autres) n’ont plus accès à la mesure alimentaire. La mesure est réservée pour les écoles qui font partie du premier 20 % le plus défavorisé.

Ce n’est pas parce que notre quartier se gentrifie qu’il n’y a plus de familles à faible revenu. Cet indice de défavorisation masque la réalité et les besoins de nombreuses familles et enfants de nos quartiers.
À l’école Charles-Lemoyne, ce sont 195 enfants qui perdront les dîners à 1 $, près de la moitié des élèves de cette école. A Ludger Duvernay (Saint-Henri), ce sont 100 élèves.

 

Avec la CDC 5h. Saint-Henri, nous organisons un rassemblement-point de presse devant l’école Charles Lemoyne, 2001 Mullins, ce jeudi 28 mars, à 15h, heure de sortie de l’école. Si certains d’entre vous  -et parents d’écoles concernées- veulent se joindre à nous, bienvenus. Nous irons aussi en parler au Conseil des commissaires de mercredi soir.
En plus de dénoncer la situation, nous demandons aux différents paliers de gouvernement l’instauration d’une politique alimentaire scolaire universelle incluant des dîners gratuits et de qualité pour tous les enfants, indépendamment du revenu de leurs familles. En attendant, nous demandons que tous les enfants sous le seuil de faible revenu puissent avoir droit à la mesure alimentaire des dîners à 1 $.
https://www.facebook.com/events/328591511195290/

 

La mesure alimentaire est financée par le MESSS, mais sur la base de la carte de défavorisation du comité de gestion de la taxe scolaire (à ne pas confondre avec une autre indice, celui du MESSS, et qui classe les écoles de 1 à 10 selon la défavorisation).

 

Une visite sur ce site du CGTSIM vous permettra d’en savoir plus sur leur indice. https://www.cgtsim.qc.ca/fr/education-en-milieux-defavorises

 

La carte de défavorisation est faite selon les données pour les familles avec enfants de moins de 18 ans, selon 4 variables : le revenu familial, la scolarité de la mère, la monoparentalité féminine et l’activité des parents. Il y a une pondération : 50 % pour le revenu familial, 16,67 % pour chacun des trois autres. La carte est refaite aux 5 ans. La nouvelle carte est sortie en décembre 2018, selon les données du Recensement canadien de 2016 et du Programme de soutien aux enfants de Retraite Québec.

–          Chaque école a un rang. Le classement d’une école repose sur le lieu de résidence des enfants qui fréquentent l’école (et non pas sur le lieu géographique de l’école). Le classement des écoles va de la moins favorisée à la plus favorisée, sur 352 écoles.

–          % cumulatif : sans expliquer finement la mécanique de calcul (complexe), retenez que les écoles ciblées par la mesure alimentaire sont celles qui font partie du premier 20 % le plus défavorisé. Donc les écoles qui dépassent le 20 % dans le nouvel indice perdent la mesure, et inversement.

 

A noter : les écoles sont classées selon le niveau de défavorisation du lieu de résidence des élèves qui la fréquentent (un élève transporte le niveau de défavorisation lié à son code postal).

 

Merci aux personnes des quartiers concernés de nous dire si des mobilisations s’organisent de votre côté,  si vous avez des données et analyses à partager. A Action-Gardien comme à Solidarité Saint-Henri l’impact de la gentrification, et notamment sur les services aux populations plus vulnérables, est un enjeu prioritaire sur lequel nous travaillons. La perte de cette mesure alimentaire en est une illustration frappante.

Si certains quartiers veulent se joindre à nous le 28, ou plus tard pour tenter de trouver une solution et interpeler les gouvernements, on est preneur !

 

 

 

Par Amina M’haia

Agente de liaison / Liason Officer

Table de quartier de Parc-Extension

419, Rue Saint-Roch, Montréal, QC H3N 1K2

514 543-6063

liaison.picpx@gmail.com 

www.facebook.com/TablePEx/

 



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