Commission parlementaire sur l’avenir des journaux communautaires du Québec?

Commission parlementaire sur l’avenir des journaux communautaires du Québec?

page 3 nov 2018 bénévoles

Que va faire le gouvernement de la CAQ pour changer positivement la situation en faveur des journaux communautaires du Québec qui sont des situations difficiles. 

Un journal communautaire est un journal qui appartient à la population d’une localité ou d’une région du Québec par le fait qu’annuellement les membres se réunissent pour élire de façon démocratique leurs dirigeants. A la même occasion, les membres doivent prendre connaissance des états des revenus et dépenses du journal, accepter , refuser ou modifier le rapport d’activités du journal présenté par le conseil d’administration.

Est-ce qu’un journal de quartier est un journal communautaire?

Oui, si les conditions mentionnées ci-dessus s’appliquent.

Un journal communautaire est composé de membres qui prennent des décisions en assemblée générale des membres tandis que les journaux de quartiers sont des entreprises privées avec un autre mode de fonctionnement sans membership avec de plus le but de faire des profits.

Généralement, les journaux de quartiers sont la propriété privée d’une ou de plusieurs personnes physiques et ne sont pas des journaux communautaires gérés par des bénévoles.

On parle de difficultés pour les journaux de quartiers privés. C’est rien par rapport à la situation des journaux communautaires qui dépendent sur les publicités gouvernementales dans les grandes villes, en particulier.

 

Les journaux communautaires de Montréal sont de plus dans une position plus difficiles que les journaux de certaines régions qui sont subventionnés par leurs municipalités. Quand on voit que le journal Le Monde ne reçoit aucune publicité gouvernementale depuis que le directeur de l’Association des médias communautaires a fait prendre une résolution unanime en ce sens par le c.a qu’il mène de main de maître depuis 20 ans.  Ce directeur a refusé que le c.a. prenne une résolution pour appuyer la demande d’une subvention ad hoc au ministre de la Culture pour atteindre un second souffle pour améliorer son sort.

Défendre les intérêts de ses membres

Cet organe qui est supposé défendre les intérêts de ses membres les plus défavorisés, non seulement exige un montant de cent cinquante dollars pour être membre, exige 435 de contribution pour participer au congrès, exige 50$ pour certifier le tirage mais encore prend une résolution orientée à l’encontre du journal communautaire Le Monde de Montréal incapable de payer ces 50$ de façon à justifier son entente tacite avec l’agence de publicité gouvernementale CPS média pour empêcher le journal d’avoir une source de revenu qui aurait permis aux bénévoles de pouvoir maintenir à flot le journal qui doit vivre dans un environnement très compétitif.

Les montants exorbitants demandés pour être membres, pour participer au congrès, pour certifier les tirages, sont autant de moyens pour décourager les moins nantis parmi les journaux communautaires à participer au processus démocratique de l’association et à exercer leur mission.  Ainsi, quoique lors d’une assemblée générale spéciale tenue au 4241, 42eRue à Montréal, le journal communautaire le Monde de Montréal m’ait délégué pour le représenter et m’ait désigné pour pouvoir poser ma candidature comme président du conseil d’administration de l’AMECQ, je serai incapable de m’y rendre car il fallait faire le choix entre participer au congrès et respecter le contrat du journal avec le ministère la Culture et des communications du Québec, de présenter le présent numéro.

Mesures orientées contre l’intérêt d’un membre qui paye 150 dollars par année

Parmi les mesures arbitraires prises par le tout puissant directeur général de l’association des médias communautaires pour freiner l’évolution du journal communautaire Le Monde de Montréal, les 50$ de certification obligatoires pour recevoir les publicités gouvernementales.  Le problème à commencer en 2012, lorsque j’ai pris la décision de ne pas payer ces 50$ comme un des moyens de diminuer le déficit d’opérations budgétaires du journal qui recevait de moins en moins de publicités commerciales.  Le Centre-Nord de Montréal dessert des quartiers très défavorisés.  Les commerces sont majoritairement des dépanneurs, des petits restaurants, des casse-croûte, des petits commerces menés par des ménages immigrants de fraîche date avec peu de moyens financiers pour payer nos publicités à prix modiques.  Nous comptons donc beaucoup sur les publicités gouvernementales pour payer une grande facture de nos dépenses courantes. D’où la décision de ne pas payer ces frais imposés par le directeur de l’association des médias écrits.  Certains membres de mon conseil d’administration m’ont demandé si cela n’allait pas affecté mes relations avec le dg du regroupement des mchédias communautaires. Je leur réponds que si dans les pays que Donald Trump qualifie de « Shit Hole », il est courant que des ministres séparent leurs enveloppes budgétaires avec des investisseurs en retour d’un certain pourcentage, si c’est normal dans ces pays que l’on paie pour avoir des faveurs gouvernementales, ici ce n’est pas le cas. La publicité gouvernementale est un droit et non un privilège. Le gouvernement fait ses publicités en fonction de clientèle cible commun entre le journal et la clientèle visée par le gouvernement.  Je leur ai répondu que le dg de l’association est un bon bonhomme avec qui je m’entendais bien et qui faisait mes éloges auprès des autres membres du conseil d’administration de l’ AMECQ.  Par ailleurs, je leur ai fait remarquer que cette pratique existait aussi à Laval et à Montréal comme l’a démontré la commission Charbonneau.  Par contre, le dg. de l’AMECQ parlait des difficultés du journal communautaire LE Monde à recevoir de la publicité gouvernementale du fait de la diminution des investissements du gouvernement du Québec en publicité.

La résolution prise en 2017 d’associer le paiement des 50$ de certification à la réception de publicité gouvernementale de l’agence de publicité CPS Médias venait confirmer la peur de certains administrateurs du journal.  Malgré tout ils ont continué à appuyer ma décision de ne pas les payer pour une question de principe d’une part et le fait de manque de fonds pour d’autres dépenses essentielles au fonctionnement du journal d’autre part. De plus, en tant que journalistes, nous avons le devoir de dénoncer des pratiques de gestions douteuses et non de les encourager. Nous avons le devoir de défendre nos droits et non de nous taire sur des pratiques qui favorisent les privilèges comme au temps médiéval.

Nous refusons d’encourager tout se qui ressemble de prêt ou de loin à des pratiques anti-démocratiques

Un journal est là pour dénoncer la corruption et les pratiques d’extorsion envers les plus vulnérables de la société et non pour les encourager quels que soient les avantages que cela pourrait nous rapporter.  Chacun, là où il est, doit faire ce qu’il peut pour améliorer les pratiques qui minent les valeurs démocratiques que nous défendons. Le journal communautaire Le Monde va peut-être fermer mais, nous avons au moins gueulé, nous avons lutté, nous les avons gênés pour qu’ils digèrent moins bien les bons plats qu’ils dégustent dans leurs congrès à 35000$ avec l’argent des contribuables alors que 35000$ auraient pu nous permettre une année de publication, 12 fois par année en plus de crier des emplois dans le Centre-Nord de Montréal. Nous refusons d’accepter de la part de collègues journalistes les pratiques qui à plus grande échelle, ont envoyé l’ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt, en prison.

C’est malsain d’associer 50$ de certification à l’obtention de publicités gouvernementales. C’est du chantage.  Il a fallu attendre des mois de mensonges par rapport aux diminutions des publicités gouvernementales de la part du gouvernement du Québec avant d’en arriver là.  Il a fallu tout un discours à propos des 4% de dépenses exigées par la loi aux institutions et organismes gouvernementaux, alors qu’on aurait pu avoir des solutions de rechange communes pour s’en sortir; ce qui est plus honteux et lâche.



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