Montréal, le 23 mars 2026
Par Mélissa Jean-Baptiste
Le festival littéraire international Metropolis bleu : un canal de communication humain
« Des mots pour s’entendre » : ouvrir la discussion malgré l’environnement difficile dans lequel nous vivons. Le festival international littéraire Metropolis bleu explorera cette possibilité dans sa 28 édition, qui se tiendra du 23 au 26 avril 2026, à Montréal.
Ce thème s’accompagne d’une question : est-ce possible de se comprendre dans un monde chaotique marqué par la discorde et les guerres, rempli de surconsommation, de surcharge informationnelle, de flux constants d’informations et de désinformation ? Plus de 150 invités venus des coins du monde tenteront d’y répondre.
Rassembler des gens de diverses cultures pour transmettre le plaisir de l’écriture et de la lecture dans le but de stimuler la créativité et faciliter une empathie ainsi qu’une médiation interculturelle constitue un objectif principal. Tel est la mission de l’organisme à but non lucratif (OBNL), la Fondation Metropolis Bleu créé en 1997 par l’écrivaine, Linda Leith.
Le tout premier Festival littéraire international de Montréal Metropolis bleu s’est déroulé du 19 au 23 avril 1999.

La directrice générale, Programmation et Communications, écrivaine et journaliste, Marie-Andrée Lamontagne
Crédit photo : Martine Doyon
Un accès vers le monde
Dans l’ère actuelle, la vie va très vite, les tensions montent et les crises se cumulent. Cependant, les occasions pour tenter de comprendre l’autre, de se mettre à sa place et de discuter en toute quiétude ne courent pas les rues. Pour la journaliste, la littérature représente ce pont facilitant les discussions entre les individus. Elle croit que la littérature pourrait être un terrain, un espace d’échange permettant d’aborder tous les sujets sous différents points de vue. Alors que le militantisme et la politique tendent à diviser la société, la littérature se veut rassembleuse.
« Nous devons être conscients de son impact sur notre vision du monde. À mes yeux, elle est comme une clé d’accès aux autres mondes », précise madame Marie-Andrée Lamontagne.
Cela équivaut à faire un petit pas vers l’autre et à approfondir sa compréhension du monde, souligne la directrice générale.
Connexions
Selon elle, ce festival multilingue est un point tournant de la littérature montréalaise au printemps. L’écrivaine explique que, lors de sa création, un clivage linguistique existait entre les anglophones et les francophones. Metropolis bleu fait tomber les barrières linguistiques. Un besoin exprimé par sa fondatrice à l’époque. Elle en avait même fait le pari.
« Au fil du temps, il a brisé les préjugés entre les cultures et les genres et a favorisé la réflexion sur les inégalités sociales. Par la lecture et l’éducation, des jeunes issus de milieux difficiles peuvent s’émanciper. La préservation de ce festival est essentielle », défend la journaliste.
Le mot « curiosité » est choisi pour le décrire. L’écrivaine juge important de constamment cultiver cette curiosité envers autrui et les œuvres. La littérature est une richesse inépuisable, un trésor offrant 1000 possibilités. Pour elle, la clé du bonheur réside dans la curiosité.