pandémie et organismes communautaires du centre-Nord de Montréal

 

effusion2005 <effusion2005@gmail.com

Céline Leduc diplômé en journalisme de l'Université Concordia est membre du CA du journal Le Monde de Montréal
Céline Leduc diplômé en journalisme de l’Université Concordia est membre du CA du journal Le Monde de Montréal

La pandémie nous oblige à nous isoler pour notre bien-être et celui des autres.  Une distance de deux mètres obligatoires fait ressortir un rapprochement humain et brise les barreaux de la prison.

 

Or, plusieurs personnes se sentent prisonnières dans leur maison.  Elles ont peur de l’inconnu et de l’ampleur de la pandémie.  Les médias sociaux et les médias théorisent sur la fin du monde et la fin de la liberté civile et se proposent de nous dicter sur ce que nous devons faire.

 

Certes, les conseils de porter un masque, des gants et de se désinfecter les mains sont bons, mais c’est fort possible que nous n’eussions plus le choix de nous faire vacciner ou non quand le vaccin contre la covid-19 sera inventé. C’est même possible que la population soit marquée et traquée par une puce pour assurer que l’on respecte les consignes.

 

La religion et la science-fiction causent, pour plusieurs, une peur irréelle qui devient réelle. Donc,  il est important de se rapprocher socialement à travers la générosité et le partage de la nourriture basé sur le respect de la personne et le besoin d’avoir une bonne santé physique et mentale. Les banques alimentaires sont fermées par mesure de précaution jusqu’à ce qu’une solution fasse surface. Dans cette période difficile, il y a des héros et héroïnes qui nourrissent notre humanité, notre âme et notre corps tout en respectant les lois de l’hygiène.

 

‘’Ramadan Mubarak’’ à la communauté musulmane qui a commencé d’observer le jeûne du mois de Ramadan ! Comme les mosquées sont fermées, l’iftar (fin du jeûne) est célébré à la maison. Le mois de Ramadan souligne la faim que ressentent les pauvres à travers le monde ; les riches ressentent la douleur de la faim et de la soif tout comme les pauvres.  L’esprit du Ramadan est célébré à travers la générosité. Le Conseil Canadien des Femmes Musulmanes de Montréal, dont Farida Mohamed est la présidente, a distribué plus de 20 paniers aux familles monoparentales musulmanes et non musulmanes de Montréal-Nord.

 

Kay Wodja honore la mémoire de Toussaint l’Ouverture en livrant des repas haïtiens à une quinzaine de personnes. Son restaurant se trouve à Notre-Dame-de-Grâce (NDG) et elle précise qu’elle le fait par amour inconditionnel et non à des fins politiques ou pour la gloire. À toutes les semaines, elle est en direct sur Facebook avec son émission de Kase Chenn (casser chaîne), une expérience spirituelle, mentale et physique en créole.

 

Parole d’Exclus, un organisme communautaire, organise des repas chauds et froids pour les résidents de Montréal-Nord. Son équipe de femmes et d’hommes aide et travaille ensemble pour recueillir des noms de personnes isolées et dans le besoin.  Marie Simard coordonne ces initiatives avec l’aide des bénévoles : Manon, Céline B., Guy et moi.

 

Au début, on distribuait les denrées, donc les provisions de fruits et légumes étaient laissées à la porte dans des boîtes et des sacs qui provenaient des banques alimentaires. Depuis le confinement obligatoire, les services offerts par Parole d’Exclus ont changé ; des restaurateurs et des organismes offrent des repas froids ou chauds. Manon et Céline L. distribuent les repas ; elle a trouvé une façon ingénieuse pour faire la distribution de sa fenêtre pour éviter tout contact et pour se protéger.

 

Au début, Céline Bélanger allait à St-Henri pour chercher des paniers chez Mission Bon Accueil. Quand Fourchette de l’Espoir a ouvert ses portes, ce service a changé. Bélanger fait les courses pour les personnes confinées. Au début, Guy allait porter les repas d’un appartement à l’autre, mais quand les consignes ont changé et l’accès aux bâtiments restreinte, il a préféré  sonner et demander aux gens de descendre pour faire leur collecte. Le groupe doit s’adapter et c’est fait avec amour et humour.

 

Il y a trois organismes qui aident à garder les gens en bonne santé peu importe qu’ils soient isolés ou dans la rue et itinérants.

 

RAP Jeunesse Montréal-Nord offre des sacs à lunch contenant un sandwich, une bouteille d’eau, un fruit et une gâterie. Il les distribue dans différents coins dans l’est de Montréal.

 

Jeremy Jeanty Paul, chef privé de Ma Folie antillaise (mafolieantillaise@gmail.com) prépare des repas chauds, avec ou sans viande. Il le fait gratuitement  mais il est aidé par d’autres groupes ainsi que par des gens qui lui donnent des sous. Il est très impliqué dans la communauté et tout le monde est le bienvenu. Il habite à Terrebonne et voyage à travers Montréal pour nourrir le plus grand nombre de gens. Il travaille avec Mayte Cabrera y Krystel Lapointe.  Ils reçoivent des dons de 3.450$ qui aident 255 familles et 250 repas livrés aux personnes à risque. Leur  courriel est le suivant : twinsentertainment514@gmail.com

 

Pour toute urgence alimentaire, vous composez le 211 et on vous réfère au bon organisme de votre coin. Un panier de dépannage vous sera livré gratuitement.

 

Le Centre d’Amitié Autochtone offre le déjeuner et le dîner à partir de 9h00.  Le centre offre aussi un service de lessive ; les gens déposent leur linge et viennent les chercher deux heures plus tard.

 

Un gros merci à toute personne qui aide à mettre un sourire sur les lèvres des personnes en besoin.  La pandémie et l’isolation m’ont fait réaliser que les gens, en temps de crise, s’unissent pour aider.  Il n’y a pas de guerre de religion, la couleur de la peau n’est pas en question, ni les origines ethniques.  Les gens viennent de partout s’unir pour travailler pour le bien-être de la communauté. Cette coopération est réelle ;



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