La pandémie​ ​v​​​ien​t​ de p​rouver ​l’impuissance de l’homme

 

Par Roger Pierre Étienne

 

L’épidémie, la pandémie appelez-la comme vous voulez sans oublier COVID-19,  on saura tout de suite de quoi vous voulez parler. La pandémie, dis-je, vient de prouver l’impuissance de l’homme; il est un fait certain, l’homme a fait beaucoup de choses, parfois,  on reste émerveillé devant la réalisation de certaines choses, mais il semble que de toute façon, le pouvoir de l’homme est limité. J’aime bien me rappeler cette pensée de La Rochefoucauld,  un auteur du 17ème siècle: «Rien n’est acquis à l’homme, ni sa force, ni ses ambitions, quand il croit les tenir, il ne fait que les briser.»

Revenons à nos moutons, je ne vais pas m’aventurer pour dire que la pandémie est là pour rester, mais bien malin celui qui pourra nous dire avec assurance à quel moment elle va s’arrêter; assez souvent des médecins décrêtent la durée de vie d’un patient, mais ils meurent avant leurs patients; à travers le monde, ce sont des faits qui arrivent assez souvent; personnellement, j’ai beaucoup plus de confiance dans les paroles de cet Évêque Catholique qui eut à dire dans une de ses homélies, il y a de cela belle lurette, ou il n’était pas question d’aucune sorte d’affection: «Il y a des médicaments pour la santé mais, il n’y a pas de remède contre la mort.» En définitive, considérons cette pandémie, bon gré, mal gré, comme une fausse amie de l’homme; traitons la avec respect, tout en restant vigilant et agressif, en recourant à toutes les mesures préventives qui existent, ce sera bon pour tout le monde; ensuite dits-vous ceci: «cela aurait pu être pire», si par exemple, cette épidémie se présentait sous la forme de gros boutons, d’ulcères, des plaies purulentes, la lèpre, avec tous les inconvénients que cela comportent, ou les gens avant de mourir étaient plongés dans des souffrances atroces dont la durée est indéterminée; en parlant de lèpre. Chaque lépreux était obligé de porter une cliquette spéciale pour avertir les passants d’éviter son contact. L’écrivain Xavier de Maistre, un auteur du 19ème siècle a décrit la triste condition de ces malheureux dans son ouvrage: Voyage Autour De Ma Chambre du  lépreux de la cité d’Aoste, dès qu’un cas de lèpre était signalé, le malade était conduit à l’église, on chantait sur lui l’office des morts, puis, on le menait à l’enclos de lépreux. Est-ce que cette situation ne serait pas plus horrible? Certains vous diront, c’est l’histoire ancienne, mais la question qu’il faut se poser, est-ce qu’elle a réellement existée? Dans l’affirmative, ce sont des humains comme nous qui aivions été durement éprouvés. Je ne vous parlerai pas  du mur de Jérusalem, mais je vous citerai plutôt celui de Berlin, surnommé, le mur de la honte. La vérité, c’est qu’à travers le monde, il y a des gens qui  souffrent en permanence, des gens qui souffrent en silence, des gens qui sont privés de choses essentielles à leur survie tandis que d’autres se livrent aux plaisirs, aux gaspillages, donc, c’est le moment pour chacun de nous en particulier de réfléchir longuement de ce qui se passe autour de nous et d’apporter notre aide dans la mesure de nos possibilités.

Pour terminer, certains probablement parlent de déluge, la bible a toujours dit qu’il avait duré pendant quarante jours, mais humblement, je pense que ces quarantes jours ont été connus, après que le déluge ait eu lieu donc, acceptons la pandémie avec confiance, autant que possible, tout en évitant les excès, participons à la vie comme si tout allait bien, tout en restant vigilant, ce sera la meilleur façon pour tout le monde de passer à travers.

 

Roger Pierre-Etienne

Octobre 29, 2020

 

P.-S. Dès qu’un contretemps, lié à la pandémie, se présente dits-vous ceci : «ça aurait pu être pire!»



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